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Frelons asiatiques, bilan et enseignements au 30 novembre 2019.

Avertissement.

Ce point de situation concerne uniquement le territoire de la commune de Fréhel. Par contre, les enseignements peuvent être pris en compte quelle que soit votre localisation.

Bilan.

La saison 2019 a été beaucoup moins sévères que l’année passée (voir en dessous article novembre 2018). Le piégeage porte ses fruits. En effet, c’est seulement début août que les frelons sont apparus quotidiennement autour des ruches. Ils ont été bien moins nombreux que l’année précédente et les attaques étaient espacées dans le temps et donc moins dangereuses. Le nid devait être plus éloigné. Un nid a été signalé et détruit début novembre, il était à 1km à vol d’oiseau.

nid à 1 km de la ruche le 2 novembre 2019.
Nid à 1 km de la ruche le 2 novembre 2019.

Depuis les premiers froids, après le 15 novembre, il n’y a plus de frelons asiatiques autour des ruches.

Au niveau communal, moins de dix nids ont été signalés cette année.

Enseignements.

Pour mieux protéger la colonie j’ai mis en place, dès août, les grilles destinées à diminuer les entrées. C’est suffisant tant que l’activité des abeilles est importante. Les frelons restent en stationnaire devant la ruche et ne tentent pas de rentrer. Ils capturent les abeilles au vol. Quand les températures baissent l’activité diminue, les frelons se posent sur la planche d’envol et l’année dernière, malgré la grille, les frelons pouvaient entrer. J’ai ajouté une seconde grille dont j’ai diminué la hauteur de passage à tout juste 5 mm, ils ne peuvent plus passer.

Dipositif de double grille devant la ruche.
Dispositif de double grille devant la ruche.
le frelon ne peut passer sous 5 mm, il le pourrait avec 8mm le passage des grilles standards.
Le frelon ne peut passer sous 5 mm, il le pourrait avec 8 mm le passage des grilles standards.

La baisse du nombre de nids est le fruit de l’efficacité du piégeage à l’aide des pièges sélectifs identiques à ceux mis en place par la commune. Personnellement j’y ajoute des morceaux de pomme abîmée.DSCN9654

Il faut les poser à partir de fin février, lorsque la température remonte. Ils sont destinés à prendre les fondatrices, ces frelons asiatiques fécondés l’automne précédent et qui se sont cachés tout l’hiver. A cette période, un frelon asiatique capturé c’est une colonie qui ne sera pas fondée. Ces pièges capturent mouches, frelons asiatiques et européens et moins fréquemment les guêpes. Personnellement je libère les frelons européens et les guêpes. Il faut enlever les pièges à partir d’avril pour ne pas risquer de prendre d’autres insectes.

J’ai reposé les pièges en octobre, le résultat est positif. A l’automne les frelons chargés du nourrissage des larves recherchent des protéines et s’attaquent aux ruches. Il y a donc de fortes chances de capturer les fondatrices qui elles sont en quête de sucre pour passer l’hiver.

14 novembre 13h30 les frelons rentrent directement dans le piège
14 novembre 13H30 les frelons rentrent directement dans le piège
14 novembre 13h30 la température n'est pas suffisante pour les abeilles
14 novembre 13H30 la température n’est pas suffisante pour les abeilles

Le 14 novembre, après avoir renouvelé les pommes gâtées ajoutées dans les pièges, au moment le plus ensoleillé de la journée, j’ai capturé en quelques minutes quatre à cinq frelons asiatiques. Il est à noter que les pièges ne contenaient plus que des frelons asiatiques et des mouches, aucun autre insecte.

Point de situation sur les chenilles au 20 novembre 2019

Malgré la météo très défavorable à la chenille depuis le début octobre, les nids sont parfaitement visibles. Les chenilles ont évolué et les nids vont de la taille d’une petite pomme à celle d’un ananas. On voit peu de nids de plusieurs litres comme les années passées à la même époque.

L’hypothèse de descentes conforme au cycle générique, c’est-à-dire, à partir de janvier, février, semble se confirmer. Les pluies ont gêné les chenilles dans leur développement. Les nids échenillés cette semaine contiennent des chenilles très maigres malgré une tête développée signe d’un stade larvaire évolué (3 à 4). Elles doivent donc pouvoir se nourrir pour combler le retard. Or les météos annoncées prévoient encore des semaines pluvieuses.

Les observations des pins confirment en général une infestation limitée. Dans de nombreux endroits tous les pins ne sont pas infestés. Et souvent le nombre de nids visible reste faible, moins de cinq nids par arbre. Dans les secteurs où une lutte coordonnée a été menée ces dernières années, (Sables d’or, Pléhérel-plage) les pins, s’ils sont infestés, n’ont guère plus de deux à trois nids visibles.

L’infestation de la processionnaire en ce début d’octobre 2019

Les captures de papillons réalisées par l’Inra au cap d’Erquy indiquent que les vols de papillons ont été moins nombreux cet été. Les captures de papillons ont été étalées de juin à fin août avec un maximum de captures en juillet. Cela pourrait présager de descentes précoces, ce qui n’a pas été le cas l’année dernière.

Mes observations des nids et des dégâts primaires confirment une infestation limitée. Sauf exceptions localisées, les pins suivis depuis plusieurs années sur les communes d’Erquy, Fréhel, Plévenon, St-Cast, apparaissent en l’état actuel moins infestés que l’année passée. Cependant les nids ne sont pas encore très développés en ce début octobre. Les intempéries de début de mois empêchent les chenilles de se nourrir et devraient ralentir momentanément le développement des colonies.

Le niveau d’infestation en nette baisse accroit l’efficacité des pièges. La baisse des vols rend d’autant plus pertinente la capture des chenilles présentes dans les pins pour éviter l’enfouissement local. En effet, la probabilité d’une infestation extérieure est moins importante. Les observations de ce début d’automne le confirment. Les pins les plus infestés, le sont visiblement par des chrysalides enfouies sur le même terrain.

Les nids seront vraiment bien visibles en novembre. Un nouveau point vous sera alors proposé.

 

Lors des processions, n’intervenez pas et laissez s’enterrer chenilles.

Les chenilles présentent un risque lorsqu’elles sont en procession. Elles cherchent à s’enterrer pour se transformer en chrysalides qui donneront des papillons pendant l’été. Ces processions se déroulent de l’hiver au printemps en fonction des régions et des contraintes climatiques.

En cas de stress, les chenilles libèrent des micro-poils très urticants qui restent en suspension dans l’air. On peut donc être atteint sans les toucher.

Ces poils provoquent des affections graves en cas d’ingestion, d’inhalation ou de contact avec les yeux. Les animaux domestiques, mais aussi les ruminants, subissent des urtications des muqueuses qui sont des urgences vétérinaires.

Sachez que toute intervention humaine aura pour conséquence une activation du système de défense de la colonie. En effet lors des processions, les chenilles sont très facilement stressées et ouvrent des replis de peau contenant les poils urticants.

C’est pourquoi s’approcher de l’insecte à la période où ces poils sont le plus actifs peut-être dangereux. Ces poils demeurent urticants plusieurs mois après leur libération ; les nids d’hiver sont donc bien eux aussi urticants et allergènes.

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Procession à l’anse du croc mars 2017

Lors des processions, n’intervenez pas et laissez s’enterrer chenilles.

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procession en cours d’enfouissement, la dernière mue urticante reste dans le sol . Mars 2017, anse du croc. 

Ne les dérangez pas, ne les touchez pas. Votre intervention ne changera rien à l’infestation l’année suivante !

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anse du croc mars 2017

Si vraiment leur présence pose un problème de sécurité (enfants, animaux de compagnie, domestiques, proximité immédiate de l’habitation…) et que vous devez alors les détruire, le mieux est de les brûler sur place avec de l’essence. Si vous ne pouvez les brûler sur place, arrosez copieusement la colonie avec de l’eau (plus de l’eau de javel diluée est mieux) avant d’intervenir pour éviter l’effet volatile des poils.  Vous vous protégez la peau, les yeux, les voies aériennes avec des vêtements adaptés, ciré, lunettes, casquette, gants et vous restez dos au vent. Vous les ramassez avec un sac en plastique comme on le fait avec les déjections canines et vous brûlez le tout. Ne les jetez pas aux ordures ce pourrait être dangereux pour les agents chargés des collectes.

Encore une fois, le mieux est de ne pas déranger une colonie en procession !

Mars, le mois stratégique pour capturer les fondatrices du frelon asiatique.

Elles se sont cachées à l’approche de la mauvaise saison. Elles sont fécondées et ne vont pas tarder à réapparaître pour fonder une nouvelle colonie. (Voir article de novembre 2018)

Lorsqu’elles vont sortir, elles vont choisir un emplacement en fonction de différents critères dont la proximité de sources de nourritures. Elles vont donc beaucoup se déplacer pour cela sans qu’on les aperçoive pour autant.

C’est en étudiant ces comportements qu’il a été conçu un piège attractif et sélectif permettant de capturer les fondatrices. Tout frelon asiatique capturé à cette période, c’est une colonie de moins à l’été. C’est donc la meilleure façon de faire baisser la prédation.

Ce piège est disponible en jardinerie. Sur notre littoral, l’agglomération de Dinan les fourni gratuitement en échange d’une remontée d’information régulière sur les captures réalisées. Renseignez vous auprès de votre mairie !

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Je le contrôle régulièrement, lorsque j’y trouve des frelons européens où des guêpes, je les libère.
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Les pièges posés à proximité des ruches capturent toujours des fondatrices.

 

Lune de printemps et récolte de sève de bouleau.

Ce mercredi 6 mars 2019 est la date de la nouvelle lune de printemps. Quoi qu’en disent les rationalistes et les scientifiques, l’on constate à ce moment, une forte montée de sève qui correspond à la sortie de la pause hivernale.

C’est à ce moment qu’il est conseillé de récolter la sève de bouleau.

Si vous avez la chance d’en avoir à proximité il est très facile de le faire avec une bouteille d’eau, un bouchon de liège, un tuyau en plastique qui peut être une gaine électrique.

Vous percez le tronc à l’aide d’une tarière, pas profondément (1 à 2 cm en fonction de l’épaisseur de l’écorce) car la sève circule sous l’écorce dans l’aubier. Vous y enfoncez l’extrémité du tuyau coupée en biseau. L’autre extrémité est fixée à travers un bouchon de liège sur le bouchon vissé sur une bouteille d’eau posée au pied. Au bon moment, vous remplissez une bouteille d’1.5 L en une nuit.

sève de bouleau
La photo ci-dessus montre le dispositif particulièrement simple, facile à poser.

Vous pourrez pendant une quinzaine de jours, boire un bon verre de sève fraîche chaque matin à jeun ce qui favorisera l’élimination des toxines accumulées pendant l’hiver dans l’organisme.

La sève ne se conserve que quelques jours au réfrigérateur, elle prend vite un goût aigre.

Quand vous en aurez assez pour 8 à 10 jours de traitement, il suffit de reboucher le trou avec un peu d’écorce, la sève cicatrisera le tronc sans aucun préjudice pour l’arbre.

Pour en savoir plus sur la sève en général, ce lien vers le site de l’ONF.

http://www1.onf.fr/activites_nature/sommaire/decouvrir/vie_foret/vegetaux/20070920-141105-479528/@@index.html

Un bref point de situation sur le front des chenilles en ce début février.

Il n’y a pas eu vraiment de descentes précoces au début de l’hiver. Il semble bien que cette saison le cycle soit plus conforme au cycle générique. Le premier gros pic de descente a commencé mardi 5 février. Il y a eu des descentes en décembre et janvier par endroit mais là c’est général sur nos côtes de St-Cast à Erquy. Les visites de pièges commencées cette semaine donnent 1 à 2 pièges sur trois avec des colonies.

plévenon le 8 février 2019 (2)
Plévenon le 8 février 2019

La météo des jours et des semaines précédentes, très pluvieuse et venteuse, ne permettait aux chenilles ni de se nourrir, ni de processionner. Hier a vraiment été la première journée sans pluie et calme. Cet après midi il pleut, mais demain une belle journée est annoncée.  Le weekend prochain est encore pluvieux et venteux mais dès lundi la météo s’annonce nettement meilleure.

Il faut donc s’attende à un pic de descentes long et échelonné, sur les prochaines semaines pour les colonies qui doivent encore se nourrir. Donc des descentes pendant tout ou partie des vacances de février.

Si vous vous promenez avec des enfants ou des chiens en laisse dans des zones boisées de pins pendant les vacances de février sur nos côtes soyez attentifs, vous avez de grande chance de croiser des colonies au sol.